Les Peuples de la vallée de l'Omo

Un barrage hydroélectrique géant menace les peuples de la vallée inférieure de l’Omo

Les peuples de la vallée de l’Omo vivent sur ces terres depuis des siècles et ont développé des techniques sophistiquées de survie dans un environnement hostile.

Ils n’ont jamais été consultés à propos du barrage et sont sur le point de perdre leur mode de vie fondé sur le cycle de crue naturelle de la rivière.

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Les peuples de la vallée inférieure de l’Omo souffrent de la perte progressive d’accès et de contrôle de leurs terres depuis de nombreuses années. Deux parcs nationaux créés dans les années 1960 et 1970 les empêchent de disposer des ressources essentielles à leur survie qui s’y trouvent. Les touristes peuvent y chasser le gibier au cours de safaris alors même que les résidents indigènes n’en ont pas le droit, ce qui entraîne de graves problèmes de malnutrition.

Dans les années 1980, une partie de leur territoire a été transformée en une ferme irriguée étatique et très récemment, le gouvernement a lancé le projet de convertir une partie substantielle de leurs terres à la production d’agrocarburants.

Bien que la Constitution éthiopienne garantisse aux peuples indigènes le droit à la ‘pleine consultation’ et à ‘l’expression de leurs points de vue concernant la planification et l’implantation de mesures environnementales et de projets qui les affectent directement’, le processus de consultation n’est en réalité jamais mené entièrement et de manière appropriée.

Les peuples de la vallée inférieure de l’Omo prennent toutes les décisions qui les concernent lors d’importantes assemblées communautaires réunissant tous les adultes. Très peu d’entre eux parlent l’amharic, la langue nationale, et le taux d’alphabétisation est l’un des plus bas dans le pays, ce qui signifie qu’ils ont peu accès à l’information concernant les projets de développement qui les affectent.

Des conversations avec des organisations de la société civile en Ethiopie ont révélé que remettre en question les projets gouvernementaux était une démarche hautement périlleuse et aucune d’entre elles n’ose évoquer publiquement les dangers potentiels que représentent les barrages de crainte de la répression du gouvernement.’ Campagne pour la réforme de la Banque mondiale

Un expert de l’agence nord-américaine pour le développement international (USAID) qui s’est rendu dans la vallée de l’Omo en janvier 2009 pour évaluer les impacts du barrage Gibe III a rapporté que les communautés indigènes ne savaient rien ou quasiment rien de ce projet.

Dans le but de limiter le débat sur les politiques controversées et de resteindre la sensibilisation aux droits de l’homme, le gouvernement a publié un décret en février 2009 statuant que toute ONG ou autre association à but non lucratif recevant plus de 10% de ses fonds de sources étrangères (ce qui est pratiquement le cas de toutes les ONG en Ethiopie) ne peut promouvoir les droits démocratiques et humains.

En juillet 2009, le Bureau de Justice de la région sud a révoqué les licences de 41 ‘associations communautaires’, les accusant de ne pas coopérer avec la politique gouvernementale. De nombreux observateurs considèrent cette mesure comme une tentative réelle du gouvernement d’écarter toute discussion et de déjouer les mouvements d’opposition au barrage Gibe III.

Agissez maintenant pour aider les Peuples de la vallée de l'Omo

Ecrivez une lettre au Premier ministre d’Ethiopie l’exhortant à reconsidérer le projet.

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